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Après la grève de 72 heures déclenchée:L’Université d’Abomey-Calavi fortement militarisée


Les étudiants d’Abomey-Calavi, précisément ceux affiliés à la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) soutenus par l’Union des étudiants de la faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash), ont organisé le mercredi 18 mars dernier, un mouvement de grève pour protester contre certaines situations qui prévalent sur le campus.

Dans leur motion, ils s’insurgent contre la non satisfaction de près de 5000 étudiants de la flash pour le compte des inscriptions et la sous information de la dernière ouverture du guichet d’autorisation pour ces inscriptions. A ses préoccupations vient s’ajouter l’insuffisance des bus de transports des étudiants, malgré leurs cris de détresse. Du coup, le campus universitaire est transformé en un camp militaire. Et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Pour le président de la Fneb, Eustache Quenum, les rues seront prises d’assaut dans les jours prochains si leurs revendications ne sont pas satisfaites, notamment la démilitarisation du campus. Car selon lui, la présence massive des forces de l’ordre sur le campus ne fait que tendre l’atmosphère. « C’est là une des preuves de la violation des franchises universitaires », a-t-il indiqué. Pour ce faire, a-t-il martelé les étudiants lancent un appel pressant aux autorités compétentes afin que les dispositions nécessaires soient prises pour dénouer cette crise qui perdure déjà.

Madeleine Assogba (Coll)

LE MATINAL

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