révélations de Zinzindohoué2

Pourquoi et pour quelles raisons on va me remettre de l’argent et pour accomplir quelle tâche avec. Je ne vois pas l’exécution de la tâche pour laquelle on va me remettre de l’argent. Tout ceci relève d’un pur montage et d’une grande manipulation.
Des personnes ont été montées de toute pièce pour mentir.
C’est trop facile de dire sur de simples déclarations que tel a remis telle chose à tel et sur cette base, on bâtit une  accusation. Je n’ai reçu aucun sou de qui que ce soit.
Si mes souvenirs sont bons, Monsieur Emile TEGBENOU est venu dans mon bureau trois (03) ou quatre (04) fois pas plus et toutes les fois, il était accompagné de son ami Guillaume SOGBOSSI et ceci dans le cadre de l’inauguration du château d’eau de Glo-Djigbé et du temple de Malanwi. Ces inaugurations ont été des activités pour faire la promotion  politique du Chef de l’Etat et du régime du changement.
Le dossier ICC-Services est avant tout un dossier de finances. Ce n’est pas un dossier de Sécurité. En s’en prenant au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, on est entrain de changer les rôles pour mieux dissimuler la vérité. ICC Services a démarré ses activités en 2006. En ce moment, Je n’étais pas encore Ministre. Ma nomination au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique n’est intervenue que le 22 Octobre 2008.
S’agissant des milliards de billets de banque qui seraient retrouvés enterrés dans la concession de mon domicile, je dis c’est bien un fantasme pour détourner l’attention du peuple. En effet, après mon  limogeage du poste de Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique (MISP) le mercredi 07 Juillet 2010, mon domicile a été perquisitionné le lundi 12 Juillet 2010, pendant près de 05 heures d’horloge soit de 12heures 40 minutes à 17heures 10 minutes. Toutes les pièces ont été systématiquement fouillées par six (06) agents en uniforme. Je me suis prêté à cette opération sans la moindre opposition et hésitation. Après le domicile, çà été le tour de mon bureau au Ministère pour environ une (01) heure. 
Ces longues perquisitions n’ont rien donné.  Ni document me confondant, ni argent n’a été  trouvé chez moi comme le témoigne le procès verbal de perquisition (cf. annexe). Mais, quelle vilenie et quelle perfidie que de faire courir dans l’opinion, la découverte à mon domicile d’une forte somme d’argent soit plusieurs milliards ou de répandre que je suis actionnaire d’ICC Services. Je ne suis ni actionnaire, ni déposant à ICC-Services et consorts et je ne suis mêlé en rien. C’est là encore une grossière manipulation du peuple pour s’offrir un bouc émissaire dans cette affaire ICC Services.

Qu’en est –il des droits de la personne ?

J’ai été gardé à la brigade territoriale de gendarmerie de Cotonou dans des conditions humiliantes et dégradantes bien que je sois encore Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique. La passation de témoin entre mon successeur et moi a eu lieu le lundi 26 Juillet 2010 alors que j’ai été relaxé le mardi 20 juillet 2010 après avoir passé neuf (9) jours  en garde en vue soit un (1) jour de plus (lundi 12 au mardi 20 Juillet 2010) en violation de la  Constitution (Article 18 de la loi N°90-32 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République du BENIN).
Des auditions ont été réalisées. Des personnes ont été montées de toute pièce pour mentir. La preuve de leur mensonge se trouve dans leurs déclarations contradictoires  contenues dans les procès verbaux d’audition.
Leurs déclarations contradictoires ont mis à nu leurs mensonges et leurs faux témoignages.
Mes chers compatriotes, peut-on bâtir une accusation sur la base de mensonges et de faux témoignages ?
La logique est de trouver absolument un bouc émissaire dans cette affaire ICC Services, qui est avant tout une affaire de délinquance financière et non un dossier de sécurité.
Les Ministres des finances et les Ministres de la  Micro-finance qui se sont succédés depuis avril 2006 peuvent –ils jurer ne rien en savoir, eux qui sont chargés de la veille financière du pays. Si oui, ils ont fait preuve de défaillance professionnelle dans leur mission. Si non, ils sont complices. Poursuivant dans la même logique, il y a à demander au Ministre de la Décentralisation si le Préfet des Départements de l’OUEME et du PLATEAU lui a rendu compte de l’application des instructions qu’il a données (Voir  journal Fraternité du jeudi 26 Août 2010) et à savoir quel registre officiel comportant « ICC SERVICES » lui a servi pour dresser la liste des établissements financiers exerçant sur son territoire de compétence. Des instructions du genre de celles du Ministre de la Décentralisation sont monnaies courantes et visent souvent à protéger les affaires des copains et des amis.
Le Ministre d’Etat chargé de la Défense n’est-il pas en situation de recel d’Etat lorsqu’il réceptionne pour le compte d’une structure étatique (Brigade de gendarmerie de KLOUEKAMEY) un véhicule 4X4 Pick up offert par un responsable d’une organisation privée douteuse et illégale ?
Et, Le Chef de l’Etat lui-même :

- N’a-t-il pas reçu en audience publique avec une grande médiatisation (les images sont encore là) des responsables d’ICC-Services avec leurs partenaires ?

- N’a-t-il pas posé en photo avec les responsables d’ICC Services et leurs partenaires à la fin de l’audience ?

- Ne s’est-il pas plusieurs fois personnellement rendu à Abomey-Calavi au domicile de Monsieur Guy AKPLOGAN, Président Directeur Général de ICC-Services ?

- N’a-t-il pas reçu à son domicile Monsieur Guy APKLOGAN et Monsieur Emile TEGBENOU ?

- Ne s’est-il pas servi d’objets offerts par ICC Services lors d’une fête organisée au palais de la Présidence de la République ?

- Etc. …

Au regard des faits, c’est alors tous les Ministres des Finances, de la Micro-finance, de la Défense, de l’Intérieur,  de la Décentralisation et d’autres Ministres ainsi que le Chef de l’Etat qui doivent répondre du dossier ICC-Services.
Pourquoi le Président Boni YAYI veut-il  me faire porter une charge qu’il sait, n’est pas la mienne ?
Au lieu de chercher à tout prix un bouc émissaire, le Chef de l’Etat doit prendre autrement ses responsabilités.
Les vrais responsables de cette délinquance financière sont ailleurs et ne sont pas encore inquiétés.
   Je remercie du fond de mon cœur tous les compatriotes qui ont voulu distraire une partie de leur temps pour lire ces quelques lignes de cette première partie de mon mémoire.

A suivre…

Armand ZINZINDOHOUE

Ancien Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique

PIECE  JOINTE :  
- Procès verbal de constat d’huissier