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Recherche pétrolière au Bénin: Des doutes sur la commercialisation du pétrole beninois (Le ministre Barthélémy Kassa n’a pas convaincu)

Journal 24 HEURES AU BENIN du 18 Nov 2009

L’émission "Dossiers en mains" de la télévision nationale a reçu le ministre Barthélémy Kassa lundi dernier sur le thème "Recherche pétrolière et minière : défis et opportunités". Tout au long du débat, "le patron du sous sol béninois" n’a pas convaincu à propos de la date ultime du démarrage de l’exploitation du pétrole au pays. A quand réellement le début de l’exploitation du pétrole en République du Bénin ?

La réserve du sous sol béninois en pétrole se résume t-elle au gobelet que le ministre Kassa et sa suite ont remis au chef de l’Etat à tambour battant ? Quelle peut être la réelle estimation de l’or noir dont la nature a gratifié le Bénin ? Aujourd’hui, quelles sont les compagnies crédibles de taille qui s’activent autour du gisement pétrolier du Bénin ? Ce pays à économie fiscale peut-il compter sur cette ressource pour son développement ? Doit-on continuer à faire confiance au département ministériel créé en octobre 2008 par Boni Yayi pour s’occuper seulement des mines et de la recherche pétrolière ? Voilà entre autres questions qui continuent de hanter les filles et fils du Bénin depuis la soirée du lundi 16 novembre 2009 dernier. C’est suite à l’émission "Dossiers en mains" de la télévision nationale qui a reçu le ministre Barthélémy Kassa par rapport au thème "Recherche pétrolière et minière : défis et opportunités". En effet, durant tout le débat, le ministre n’a fait que rassurer les populations de l’existence de l’or noir au niveau de trois bassins sédimentaires à savoir celui côtier, celui de Kandi et celui de Pendjari. Selon Barthélémy Kassa, des gisements existent mais les réserves restent à être confirmées. A l’entendre parler, les recherches peuvent montrer que réellement il y a du bonheur dans le sol béninois ou qu’en réalité il ne s’agit pas de pétrole mais de l’eau qui y soit piégée. Cela veut dire que le doute continue par rapport à cette ressource. En plus de cette déclaration, ce membre du gouvernement a indiqué qu’il faut avoir des réserves qui dépassent 300 milliards de barils avant de prétendre commercialiser avec intérêt le pétrole. Ce qui veut dire que si les réserves à prouver ne sont pas positives, les Béninois auraient espéré en vain. En tout cas, à propos de cette affaire de pétrole béninois, il y a de flou et le ministre doit encore certaines vérités aux populations.

Isabelle Ahounou

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