meeting bio-tchané interdit

Présidentielles de 2011 : Yayi interdit 02 meetings de Bio Tchané

Le Matinal du 02 Nov 2009


Ni à Kouandé, ni à Bembèrèkè les militants de Abdoulaye Bio Tchané n’ont pu se réunir. Les deux meetings de soutien projetés par l’Union pour la relève (Upr) de Issa Salifou pour soutenir la candidature du président de la Boad aux prochaines élections présidentielles ne sont pas du goût du pouvoir de Yayi Boni qui a instruit les deux préfets à faire échec aux projets. Le pouvoir a prétexté de troubles à l’ordre public pour interdire les différentes manifestations prévues à cet effet.

 

Les deux meetings projetés par l’Union pour la relève (Upr) de Issa Salifou pour soutenir la candidature de Abdoulaye Bio Tchané aux élections présidentielles de 2011, n’ont pu avoir lieu à Bembèrèkè et à kouandé. La faute n’incombe pas aux organisateurs. Dans les deux villes, les autorités préfectorales ont attendu la veille des évènements pour adresser une correspondance à Issa Salifou et son groupe pour leur signifier, que de telles manifestations seraient de potentielles sources d’affrontements entre militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), proches de Yayi Boni, et ceux de l’Upr soutenant le président de la Banque ouest africaine de développement (Boad). Curieusement, les raisons évoquées pour empêcher la tenue des deux meetings sont presque similaires. Dans l’Atacora, c’est une marche de soutien des femmes aux actions du chef de l’Etat dans la ville de Kouandé, placée sous l’égide de la première Dame Chantal Yayi qui a été avancée pour refuser aux militants de l’Upr de faire une démonstration de force. Cette manifestation a été programmée le même jour et à la même heure que le rassemblement des amis de Abdoulaye Bio Tchané. Plus curieux, reste le cas de Bembèrèkè, dans le Borgou. Dans un message radio (voir fax similé), le préfet a interdit toutes manifestations programmées par les groupes Upr et Fcbe. Ils auraient en vue de tenir simultanément leur meeting respectif le samedi dernier à 10 heures précises. Nouvelle coïncidence qui, aux yeux des autorités préfectorales, fait planer des menaces sur la paix, et susciterait des troubles à l’ordre public. Prétextant de ces raisons, le commandant de brigade de la gendarmerie et le commissaire central de la ville de Bembèrèkè, ont été instruits par la préfecture pour prendre des dispositions idoines et urgentes en vue d’interdire ces rencontres. Ces informations ont provoqué une ébullition dans le camp des militants de Abdoulaye Bio Tchané, qui n’ont pas hésité à qualifier cette situation de montage grotesque, de dérive du pouvoir, des affres d’un régime qui est coutumier des faits du genre.

Des arguties

Ce n’est pas pour la première fois que les préfets en fonctions à la tête des différents départements du pays interdisent des manifestations qui ne sont pas annoncées pour encenser Yayi Boni. Dans leur mode opératoire, ils n’utilisent que les mêmes arguments, qui se résument en des termes comme des chevauchements de date et d’heure, toute chose qui ne garantit pas la sécurité. Mais à force d’agir ainsi, ils ont tendance à prendre les Béninois pour des bêtes, le disque qu’ils jouent pour justifier leurs manœuvres dictatoriales, voire despotiques est rayé. Ils n’ont plus d’autres arguments à faire valoir, si ce n’est que ça. En réalité, le motif selon lequel, il y aura troubles à l’ordre public, dans le cas d’espèce en général n’est pas le fait des autres. En prenant exemple sur les deux meetings qui viennent d’êtres interdits à Kouandé et à Bembèrèkè, on ne doute pas du scénario mis en place par le pouvoir pour empêcher les sympathisants et amis de Abdoulaye Bio Tchané de se réunir. Alors que tout le monde parlait déjà de ces meetings de l’Upr, on n’était à mille lieux d’imaginer que les partisans du chef de l’Etat avaient les mêmes intentions, jour pour jour et heure pour heure. Tout porte à croire que les amis de Yayi Boni n’avaient aucun projet de rassemblement, mais le régime et ses exécutants ont dû inventer la tenue d’un meeting des Fcbe à Bembèrèkè. De même, ils ont balancé une fausse alerte sur l’arrivée de la première Dame à Kouandé pour créer dans leurs seules têtes un simulacre de troubles à l’ordre public. Comme quoi, laisser les militants de l’Upr se réunir ne laisse pas bon signe au régime. Mais c’est sûr que ce n’est que partie remise. De refus en refus, ils vont de plus en plus donner les moyens à leurs adversaires d’être toujours sous les projecteurs. Le prétexte avancé pour interdire les meetings n’existe pas. Si ce n’est pas pour camoufler leurs dérives autoritaires. Dans un pays démocratique qui se respecte, laisser les autres se réunir pour critiquer fait aussi partie du jeu démocratique. Or, c’est ce qui se révèle être le talon d’Achille du chef de l’Etat Yayi Boni et de son régime.

Fidèle Nanga

 

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