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Débarquement de l’Ige à la mairie de Cotonou : Yayi déclenche les hostilités contre les Soglo

La Nouvelle Tribune du 28-04-2009   

Depuis hier après-midi, l’inspecteur général de l’Etat, Alidou Koussey est descendu, sans crier gare à la mairie de Cotonou pour contrôler la gestion des Soglo. Un contrôle qui survient dans un contexte politique qui laisse à croire qu’il n’est pas le fait du hasard.

Ce sera bientôt chose faite. Le contrôle de la gestion qui est faite de la mairie de Cotonou sous les Soglo est enclenché. Depuis hier après-midi, sous la conduite de l’inspecteur général d’Etat, Jacques Alidou Koussey, une équipe de comptables et d’agents de contrôle a débarqué à l’hôtel de ville de Cotonou. On peut donc se réjouir de ce que le souhait de bon nombre de Béninois de voir les communes du Bénin en général et celle de Cotonou en particulier, auditées, sera satisfait. Car, faudrait-il le rappeler, les fonds qui servent au fonctionnement de ces communes et aux investissements sont des fonds publics. Par conséquent, il est normal que l’Etat cherche à comprendre l’utilisation qui en est faite.

Cependant, il y a certains indices qui poussent à l’interrogation. D’abord, le débarquement de Jacques Alidou Koussey et de son équipe survient à un moment où le maire Nicéphore Dieudonné Soglo, premier responsable de la municipalité de Cotonou est absent. Idem pour ses trois adjoints. L’inspecteur général d’Etat, Jacques Alidou Koussey a été donc reçu par le Secrétaire général de la mairie de Cotonou. Il apparaît bien curieux que l’Ige n’en sache rien. L’autre facteur, source d’interrogations, est le contexte politique actuel et surtout certaines méthodes dont le gouvernement a fait usage par rapport à un certain nombre de ses adversaires. Il n’est plus un secret pour personne que depuis plusieurs mois, il y a une crise politique sans précédent dans le pays. La majorité primaire constituée par plusieurs partis dont la Rb a volé en éclat. Dès lors, le président Boni Yayi est à la recherche de cette majorité perdue malgré tous les moyens déployés. La Renaissance du Bénin après avoir été à maintes reprises martyrisée afin de rejoindre la mouvance présidentielle, s’est vue après courtisée avec assiduité. Même cette nouvelle stratégie n’a pas abouti. Alors, on se demande si le contrôle enclenché par Alidou Koussey dont la structure dépend de la présidence de la République, ne répond pas à la logique de faire chanter les Soglo. Sans présager de l’issue du contrôle, on peut toutefois s’attendre déjà à ce que la moindre virgule qui ne serait pas à sa place dans les documents administratifs et comptables sera sujette à polémique. On a déjà vu des hommes d’affaires subire la pression fiscale pour se rallier comme des politiciens ébranlés dans leurs activités afin de ne point contester les options du chef du régime actuel. Est-ce la même logique qui guide l’inspection générale d’Etat?.

Benoît Mètonou

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