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L'OPTION INFOS
Le chef département Afrique du Fmi au cabinet du Chef de l’Etat hier

« La croissance économique est à 5%. C’est la 1ère fois que le Bénin atteint une telle performance »

07.04.2009

Léonce HOUNGBADJI
L’agenda du Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, était très chargé hier, lundi 6 avril 2009. Il a reçu M. Joannes Mongardini, chef département Afrique du Fonds Monétaire international. Au menu, passer en revue l’évaluation des programmes du FMI avec le Bénin. Les perspectives de la coopération avec le Fmi étaient aussi au rendez-vous des échanges. « Cette évaluation est bonne et la croissance économique est à un niveau de 5% depuis 2008.

C’est la première fois que le Bénin atteint une telle performance », a confié le représentant du Fonds Monétaire international. Il a fait remarqué que l’inflation est en train de diminuer des finances publiques au Bénin. Pour l’année 2009, Le FMI a partagé avec le Président Boni Yayi son analyse sur la situation économique en particulier sur l’impact de la crise mondiale sur le Bénin. « On peut avoir des effets négatifs aussi bien au niveau des recettes du Bénin. Nous avons discuté des mesures qu’on peut prendre pour résorber cette situation ; en particulier, nous avons partager nos préoccupations au niveau de la masse salariale qui s’est accrue très rapidement et ne permettra pas au gouvernement béninois de faire des investissements importants notamment en matière d’infrastructures pour maintenir le taux de croissance », a conclu le Chef département Afrique du Fonds Monétaire international.

Les éclaircissements du Ministre Lawani

Selon le ministre Soulé Mana Lawani, cette élévation de la masse salariale est due au fait au non respect d’un critère du programme de réélection. « La masse salariale a connu un dépassement important du fait d’abord des avantages, primes et indemnités qui ont été accordées au personnel, du fait du recrutement du personnel pour les structures clés de l’éducation et de la santé ces dernières années, du fait de la politique de la prospérité partagée du Président de la République, les conditions de services des Ape ont été réévaluées. Ainsi en terme d’ordre de grandeur, la masse salariale était globalement à 143 milliards en 2007. En 2008, elle est passé à182 milliards et à 218 milliards en 2009. En rapprochant cette augmentation de la masse salariale de l’augmentation des dépenses et des recettes totales engrangées, au niveau de la douane et des impôts, nous avons engrangé une amélioration de 200 milliards supplémentaires. Ce qui veut dire qu’un peu plus du tiers de ces recettes ont été consacrées à la masse salariale. Il ne reste plus beaucoup d’argent à injecter dans les investissements qui sont créateurs de richesses et d’emplois. Il fallait donc faire une pause pour revoir les choses parce que 2009 sera difficile parce que les effets de la crise vont avoir un impact sur les recettes douanières et fiscales. Il va falloir respecter strictement la masse salariale prise et ne peut faire face à d’autres obligations qui ne sont pas prévues dans le budget. Puisque les recettes baissent il nous faut faire en sorte que les dépenses que nous avons puissent être exécutées mais surtout ne pas en augmenter. »

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