L’appel de l’ancien président français Jacques Chirac à Cotonou ,au Bénin, a pour but de mobiliser les autorités mondiales contre les faux médicaments. Sa fondation, qui porte son nom, réclame une augmentation du nombre de contrôles des circuits de fabrication et de distribution, ainsi que l'extension de l'offre de médicaments à bas prix. Et ce, surtout en Afrique, continent le plus touché par ce trafic.
L’enjeu est de taille: chaque année, 200 000 vies pourraient être sauvées si les faux médicaments disparaissaient, estime l’Organisation mondiale de la santé. Du placebo à la substance carrément toxique, les faux médicaments provoquent des ravages surtout lorsqu’il s’agit de traitements antibiotiques ou antipaludiques.
Selon des données recueillies par la fondation Chirac, 30 à 70% des antipaludiques en circulation en Afrique sont des faux.
Au niveau mondial, les faux médicaments représenteraient même 10% du total des médicaments en circulation, soit un marché de 45 milliards d'euros, un trafic "florissant et extrêmement rentable", selon Marc Gentillini, responsables des questions de médicaments de la Fondation Chirac.
Vendus sur Internet, dans la rue ou dans des pharmacies non agréées, les faux médicaments peuvent générer des bénéfices de 6000 à 20 000%. Par exemple, un faux cachet de Viagra peut-être vendu 3 dollars alors que sa fabrication n'en coûte que 5 cents.
L'appel de Cotonou contre les faux médicaments, porté par la fondation Chirac, a reçu l'appui des fondations Gates et Clinton. Les laboratoires pharmaceutiques Pierre Fabre et Sanofi-Aventis ont également souhaité manifester leur appui.
Source : youphil.com










