bitumage

Piétinement du bitumage de la voie Missérété-Kpédékpo : La diaspora marche contre Yayi Boni le 11 juillet

BeninInfo.com

Le piétinement du programme de bitumage de l’autoroute Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ouinhi-Kpédékpo fait toujours couler d’encre et de salive. Après les députés et autres politiques de la région, c’est la diaspora qui a mobilisé des centaines de milliers de jeunes et de femmes pour marcher le 11 juillet prochain contre le chef de l’Etat à Adjohoun.
Les ratés autour du bitumage de l’autoroute Akpro-Missérété-Kpédékpo en passant par Dangbo, Adjohoun, Bonou et Ouinhi continuent de faire des vagues. Ainsi, après les cris de détresse incessants des populations riveraines, les rappels à l’ordre infructueux des hommes politiques toutes tendances confondues, c’est la diaspora des natifs de la Vallée de l’Ouémé qui entre dans la danse. Venus du Togo, du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Niger, de la France, du Congo et bien d’autres pays, ils ont tenu une assemblée générale le dimanche dernier à Dangbo pour se pencher sur le retard qu’accuse les travaux de bitumage de cette voie qui relie plusieurs départements du Bénin. Avant cette rencontre, ils avaient eu une concertation il y a deux mois à Cotonou pour apprécier les différentes difficultés qui bloquent la poursuite des travaux. A cette rencontre, les participants ont fait le tour d’horizon des prises de position depuis le gouvernement jusqu’aux populations en passant par les élus de la région. Après le point, ce serait les positions du chef de l’Etat Boni Yayi qui auraient indigné les uns et les autres. Surtout quand un député de la région a expliqué que le président Boni Yayi a déclaré qu’il n’y aura pas de l’eau, d’écoles, de centre de santé, d’électricité si les populations ne votaient pas pour sa liste Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). La tension avait monté d’un cran. Mais, ce sont les récentes pluies et les énormes déboires qu’elles ont créé pour ce qui concerne la praticabilité de cette voie qui les auraient contraints à se décider. Ainsi, une correspondance a été adressée à tous les maires des régions traversées par cette voie dont les travaux de bitumage ont démarré il y a bientôt sept ans et rien ne bouge véritablement jusque là pour leur faire part de cette marche. Mais, si tous les autres maires des zones traversées par cette voie hautement économique sont prêts pour une action musclée contre le gouvernement, leurs collègues des communes d’Adjohoun et de Bonou auraient préféré un autre schéma. Selon eux, c’est plutôt contre les responsables de l’entreprise Karam Fadoul qui ont gagné le marché qu’il convient de programmer des actions. Pour le maire d’Adjohoun, Gérard Adounsiba, la date retenue ne convient même pas. Il projetait déjà de marcher le même jour 11 juillet 2009 pour soutenir les actions du président Boni Yayi dans sa région. Quand il l’a déclaré avant-hier les autres maires de la région ont pris cela comme une insulte. Le ton a monté d’un cran. La situation a déjà affecté certains conseils communaux où les tiraillements vont bon train. Ici, on accuse ces deux maires d’être à la solde du pouvoir du Changement dont certains ministres étaient déjà sur le terrain.

Eugène Loko