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Climat d’insécurité au Bénin : Salim, le fils de Bio Tchané échappe à un assassinat

Le Matinal du 6 Octobre 2009


Salim Bio Tchané, fils du président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) vient d’échapper à un coup. Kidnapping ou assassinat ? Difficile de le dire. Une chose est sûre ; des individus armés ont fait irruption dans ses bureaux hier lundi 05 octobre 2009 à Cotonou pour accomplir une sinistre mission. Mais leur cible ne se trouvait pas sur les lieux et ils sont repartis après avoir brutalisé son collaborateur immédiat.

Qui en veut à Salim Bio Tchané ? En attendant de retrouver ses ennemis, sa sécurité est menacée Selon nos informations, hier lundi 5 octobre, aux environs de 13 heures, des hommes armés ont surgi dans sa société à Cotonou pour réclamer sa tête sans aucune autre forme de procès. Mais ils ne l’ont pas eue. Le fils de l’actuel président de la Boad, par un heureux hasard, n’était pas sur place quand les assaillants sont arrivés dans l’espoir de lui faire la peau. Personne ne peut dire avec exactitude, ce qu’ils comptaient faire de lui. L’assassiner ? Le kidnapper ? Toutes les interrogations sont sur les lèvres après le passage hier des individus non encore identifiés. Même s’ils n’ont pas réussi leur coup, ils ont néanmoins signifié que l’homme est devenu une cible à abattre. Etant donné qu’ils sont venus et repartis sans être inquiéter, ils pourraient bien récidiver. En effet, après avoir fait discrètement irruption dans le bâtiment abritant la société « Elpis Technologie », spécialisée en ingénierie informatique et située face au hall des arts de Cotonou sur le boulevard St Michel, les deux individus armés se sont dirigés directement vers un bureau. Ils tombent sur le directeur général adjoint de ladite société, Wilfrid Codjia. Surpris de les voir brusquement, il s’empresse de se lever pour les saluer et s’enquérir de l’objet de leur présence. Mais c’était compter sans leur intention. Il a été aussitôt maîtrisé par l’un des visiteurs, un homme de teint noir, la quarantaine et habillé en chemise à manches courtes. Le menaçant au moyen de son pistolet, l’assaillant lui intime d’ordre d’indiquer où se trouvait Salim Bio Tchané, le directeur général de « Elpis Technologie ».

Pendant qu’il le brutalisait avec son arme braquée sur lui, l’autre assaillant, teint bronzé, la trentaine et habillé en pantalon Jeans plus tee-shirt, se lance dans une fouille systématique des bureaux. Il les ouvre l’un après l’autre, sans oublier la cuisine, la véranda et les toilettes. Insistant sous un ton menaçant « Où est Salim ? » « Où est-il ? », l’assaillant affichait sa détermination d’en découdre avec le Dg de « Elpis Technologie ». Mais l’homme à abattre était introuvable. Pendant plus de 5 minutes, son adjoint réduit au silence et la trouille au ventre, n’a pipé mot au risque de se faire sauter la cervelle. Pendant ce temps, à l’extérieur, les colocataires n’ont rien compris, ni même exprimé le moindre soupçon. Laissé de fouiller de fond en comble sans succès les bureaux, un des agresseurs lance à son acolyte « On y va « Gg » ». Un sobriquet certainement. Les deux se sont retirés prenant le soin de protéger leurs arrières avec leurs armes au poing. A la suite de quoi, les voisins ont été informés de ce coup manqué. Alertée après le départ des agresseurs, la police nationale, fidèle à ses habitudes n’a pas cru devoir répondre promptement. Elle a prétexté de manque de moyen pour exiger un véhicule avant de se déplacer. Après le constat, elle a promis ouvrir une enquête. Est-il juste de lier ce cas d’insécurité à un acte politique ? Tout porte à le croire dans la mesure, où les deux hommes n’avaient pour cible que le fils de Abdoulaye Bio Tchané, dont la candidature aux élections présidentielles de 2011 fait peur au régime en place. L’autre élément qui fait penser que les assaillants étaient en mission, est le fait qu’ils n’ont rien emporté dans le retrait. Pourtant, des objets de valeur étaient largement à leur portée. Ce n’est pas pour la première fois dans leur retrait que des individus de même acabit ne s’intéressent pas aux objets de valeur. Le premier exemple qu’on peut citer et qui n’est pas forcément le plus illustratif, mais l’un des derniers, est le cambriolage perpétré au siège de la Renaissance du Bénin. Ajouté à ce qui vient de se produire même si la dernière cible n’est pas à comparer aux Soglo, on peut affirmer que le climat d’insécurité prend des proportions inquiétantes à mesure que les élections de 2011 approchent. Si dans le coup contre le symbole de la Rb on y a trouvé des manœuvres d’intimidation contre un potentiel candidat, il n’en demeure pas moins avec celui d’hier

FN

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