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Délinquance au sein de l’armée :Des malfrats achètent 2 armes volées par des soldats

Écrit par Le Matinal du 17/04/2009  

Deux soldats béninois risquent d’écoper de lourdes sanctions pour avoir volé deux armes auprès de leurs camarades qu’ils ont revendues aux malfrats à raison de 1, 2 millions Fcfa chacune.

On peut lier aisément la fusillade sanglante et meurtrière qui a eu le mercredi 08 avril 2009 entre gendarmes et policiers à l’entrée de la ville de Porto Novo au vol d’armes opéré le 8 mars 2009 par deux soldats béninois. En faction dans une institution de la place, ils ont organisé la disparition de deux armes que gardaient leurs collègues au moment où ceux-ci étaient plongés dans un sommeil profond. L’affaire éclate et les soldats voyous ont tout nié laissant leurs camarades dans une situation invivable, quant on sait que partout dans le monde il n’est jamais toléré aucune perte de munition à plus forte raison une arme. Pendant que l’épée de Damoclès planait sur la tête des deux victimes, leurs collègues se la coulaient douce. Ils ont tôt fait de trouver des preneurs pour leur butin. Chaque arme a été cédée à 1,2 millions Fcfa à un groupe de malfrats. Somme qu’ils ont empochée comme si de rien n’était. Ils vaquaient tranquillement à leurs occupations quotidiennes, s’apitoyant même sur la situation de leurs victimes. Or, à l’analyse des faits et remontant l’enquête à tous les niveaux, des soldats espions ont vite établi des rapprochements entre les voleurs et leurs victimes. C’est alors que de sérieux soupçons ont commencé par peser sur les vendeurs d’armes. L’évolution de l’enquête a permis de remonter une piste. Celle des supposés acheteurs, une bande de malfrats. D’où le groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (Gign ) a été sollicité pour rattraper le butin. L’opération étant bien planifiée après des informations crédibles, les éléments de la gendarmerie ont pu repérer les hommes recherchés. Quand ils ne se sont rendus au lieu indiqué, ils ne sont pas trompés de piste. L’opération était tellement bien organisée que les malfrats n’ont pu s’échapper. Les armes recherchées on été retrouvées. Selon certaines sources les deux soldats délinquants ont failli être tués par les éléments du Gign. C’est en voulant se replier sur leur base à Porto- Novo qu’ils ont été assimilés à des malfrats par les policiers de la ville qui n’ont pas hésité à ouvrir le feu. Bilan : un mort parmi les gendarmes.

FN

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