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Détention préventive de Simon-Pierre Adovèlandé dans l’Affaire Gbb:Le Collectif des avocats du détenu dénonce l’instrumentalisation judiciaire


Le Matinal du 5 Janvier 2010

Depuis l’interpellation le 25 décembre 2009 du président du Conseil d’Administration du Groupe betsaleel building(Gbb) Simon-Pierre Adovèlandé, les imprécisions autour des parties en présence, des qualifications des infractions, des montants réels en jeu et les enjeux politiques cristallisent dans la tête de bien de Béninois un sentiment de confusion. C’est pour permettre aux Béninois d’avoir accès à l’information vraie que le Collectif des avocats constitué pour la défense des intérêts de Simon-Pierre Adovèlandé a donné ce lundi 4 janvier 2010 une Conférence de presse au Chant d’Oiseau de Cotonou.

Constitué spontanément, pour défendre « les violations des libertés » constatées depuis l’arrestation du président du Conseil d’Administration de Gbb Simon-Pierre Adovèlandé, le Collectif de 6 avocats à savoir Joseph Djogbénou, Jean-Claude Gbogblénou, Elie Vlavonou, Alfred et Yaya Pognon, Sévérin-Maxime Quenum était aux côtés de Me Cyril Djikui, avocat traditionnel de Gbb ce lundi au Chant d’Oiseau au cours d’une conférence de presse pour apporter des clarifications sur le dossier. Un dossier dont les considérations politiques ont obstrué la compréhension. Présentant les faits, Me Cyril Djikui, avocat traditionnel de Gbb a fait savoir que l’acharnement judiciaire dont fait l’objet son client ne se justifie pas au regard des responsabilités du président du Conseil d’administration qui étaient les siennes au sein de la Société Gbb. Car en tant que tel, il ne participait pas à la gestion quotidienne de la société. Au regard des faits, il ressort que dans cette affaire relative à un projet de promotion immobilière à Abomey-Calavi, Gbb, société anonyme dont les organes en dehors de la présidence du Conseil d’Administration (occupé par Simon-Pierre Adovèlandé) sont la Direction générale et l’Assemblée générale des actionnaires a, dans le cadre du financement dudit projet, conclu avec Shelter Afrique deux contrats respectivement le 20 septembre 2002 et le 19 avril 2004. Le 1er concerne un montant de 520 millions de Fcfa et le 2nd une somme de 900 millions Fcfa. Mais ce financement s’est avéré insuffisant et Shelter Afrique a fait recours au Fonds de l’Opep pour le développement économique (Ofed). Ce qui a abouti le 12 décembre 2004 à la signature d’un contrat entre Gbb et Shelter Afrique pour un prêt dont le montant s’élève à 294 millions de Fcfa. Depuis le 1er contrat jusqu’en 2007, Gbb a procédé au remboursement et le solde du prêt s’élevait à 1 million 300 mille Euros (l’équivalent d’environ 900 millions de Fcfa) avant de connaître quelques difficultés. C’est dans ces conditions que l’audit – dont le caractère unilatéral et illégal est dénoncé par le Collectif - a été réalisé et abouti au fameux accord de Nairobi (dans lequel les responsables du Gbb auraient pris l’engagement d’améliorer leur gestion et accélérer le remboursement) que la partie adverse utilise aujourd’hui comme la preuve de la reconnaissance par les dirigeants de Gbb de leur mauvaise gestion. Pour le Collectif, la valeur probante d’un tel accord n’est du reste pas absolue car ayant été conclu par un simple administrateur dont la seule signature ne peut suffire pour engager la responsabilité de toute la société. Un accord qui devrait faire de l’actuel conseil de Shelter Afrique, l’administrateur principal du Gbb. Au regard de ces éléments, Me Cyril Djikui se demande comment une procédure en remboursement de prêts peut se transformer en une affaire pénale et aboutir à l’interpellation d’une telle personnalité un jour de fête.

« Les variations notées dans le dossier font penser à une instrumentalisation judiciaire », dixit Me Joseph Djogbénou

Les incohérences ci-dessus relevées et bien d’autres font dire à Me Joseph Djogbénou que le dossier présente des caractéristiques d’une instrumentalisation du pouvoir judiciaire au service d’une cause non avouée. Selon lui, on ne peut interpréter autrement le fait qu’une partie plaignante s’empresse d’aller justifier devant les médias les motivations de sa plainte. De plus, Me Joseph Djogbénou s’étonne que d’abus de confiance, on en soit arrivé à parler d’escroquerie et maintenant de défaut de libération de parts sociales (alors qu’il s’agit d’une société de capitaux). Ces incohérences et des nombreuses variations observées au niveau des montants en cause et les acteurs en jeu mettent à mal l’Etat de droit au Bénin et sonnent comme de simples manœuvres au service d’enjeux politiques, a expliqué Me Joseph Djogbénou pour qui l’objectif visé n’est rien d’autre que la condamnation du détenu afin de l’évincer de la course à la présidentielle de 2011. Une manœuvre qui oblige, selon Me Joseph Djogbénou ses auteurs à tenter de criminaliser l’infraction et qui donne par la même occasion la preuve que le dossier est vide au fond. Autant d’éléments qui ont motivé les avocats du Collectif à se mobiliser afin de contrecarrer ce qui apparaît à leurs yeux comme un plan ourdi pour empêcher Simon-Pierre Adovèlandé de défendre les ambitions politiques dont on le soupçonne. « Nous défendons des principes et non une cause », a d’ailleurs laissé entendre Me Elie Vlavonou, membre du Collectif. Il faut noter que parallèlement à la procédure qui a cours actuellement devant le juge d’instruction, Simon-Pierre Adovèlandé devra répondre à une citation directe devant le tribunal correctionnel pour banqueroute frauduleuse vendredi 08 janvier 2010.

Affaire Gbb-Shelter Afrique:Simon-Pierre Adovèlandé devant les juges ce jour

Le président du Conseil d’administration de la société Group betsaleel building(Gbb) bénéficiera-t-il d’une liberté provisoire ce jour ? En tout cas, tel est le souhait du Collectif d’avocats qui s’est constitué pour la défense de ses intérêts.
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Convocation d’une plénière pour limiter les pouvoirs exceptionnels de Yayi Boni :Mathurin Nago cède à la pression de ses collègues

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Promesse de 52 milliards de Fcfa au Bénin par la Banque mondiale : Les dessous de l’aide budgétaire à Yayi

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